Depuis lundi 9 janvier, la moitié du personnel est en chômage partiel. Lundi 9 janvier, 21 des 41 membres du personnel de Brittany Ferries travaillant sur le port de Cherbourg ont été placés en chômage partiel. Une mesure qui s’étendra jusqu’au début du mois de mars et qui les empêchera de travailler, selon les cas, entre quatre et cinq semaines.
Seul le personnel dit “d’escale” est concerné, c’est-à-dire les salariés travaillant sur les quais à l’embarquement et au débarquement des navires. Le personnel administratif n’est quant à lui pas touché par ces mesures exceptionnelles. Toutefois, depuis le retrait du Barfleur en octobre dernier et l’abandon des lignes passagers pour l’Angleterre, le personnel de Brittany Ferries s’attendait à cette situation, qui n’est donc une surprise pour personne.
“Tout cela été prévu et négocié”
Explique Dominique Pichon, délégué CFDT, qui souligne que les ports bretons de Saint-Malo et de Roscoff subissent les mêmes mesures. Seul Ouistreham, dans le Calvados, parvient à tirer son épingle du jeu. “Tout cela a été prévu et négocié” Pour autant, le représentant du personnel ne semble pas inquiet : en avril, le retour du Normandie Express, actuellement en hivernage, n’est pas remis en cause. “Brittany Ferries ne quittera pas le port de Cherbourg”, affirme sans aucun doute Dominique Pichon. Le représentant syndical va même plus loin et évoque la possibilité pour la compagnie bretonne de profiter des Jeux Olympiques de Londres (lire par ailleurs) pour mettre en place cet été un nouveau ferry du type du Barfleur, actuellement désarmé dans le port de Caen. “Cela n’est pas exclu”, explique- t-il. Malgré sa belle assurance, cela n’est pas assuré non plus, et pour le moment rien ne semble fait dans ce sens.
Cherbourg dépendant de Ouistreham
En attendant, la gare transmanche de Cherbourg reste désespérément vide. Au guichet de Brittany Ferries, seul le Cotentin, navire réservé au fret, est encore affiché à raison de 4 à 5 allers-retours par semaine pour Poole. Les compagnies Celtic Link et Irish Ferries sont donc les seules à faire venir, trois fois par semaines pour l’une, une fois par semaine pour l’autre, des passagers sous le grand hall de la gare maritime. C’est peu, trop peu pour faire vivre la gare et le port. “C’est désolant de voir un bel équipement comme celui-là si vide”, reconnaît M. Pichon, qui remarque : “Cherbourg ne fonctionne que quand Ouistreham fait le plein. Quand ça n’est pas le cas, personne ne passe par Cherbourg”. Un constat qui fait mal et qui ressemble fort à une fatalité.
Un bateau pour les JO de Londres ?
En février dernier, la compagnie britannique Highspeed Ferries devait venir proposer des liaisons transmanche rapides entre Cherbourg et Portland, en Angleterre, pour les Jeux Olympiques de Londres, du 27 juillet au 12 août 2012. Il s’agissait de relier les deux côtés de la Manche en deux heures. Le projet est tombé à l’eau et Highspeed Ferries n’existe plus. Cela veut-il dire qu’il ne reste plus aucun projet pour profiter de l’afflux de passagers qui pourrait être constaté cet été ? Pas si sûr. Brittany Ferries ne cache pas en effet être en réflexion pour positionner un navire de plus entre la France et l’Angleterre. Pour le moment, rien n’est fait, mais l’idée est d’attendre de voir s’il existe bien un frémissement sur ce marché pour décider alors de positionner ou pas un navire à Cherbourg, Ouistreham ou bien même Saint-Malo. Navire rapide ou ferry classique ? Trop tôt pour le dire. Une chose est sûre, le Barfleur, à Caen, peut être réarmé très rapidement.
Source : La Manche Libre
Seul le personnel dit “d’escale” est concerné, c’est-à-dire les salariés travaillant sur les quais à l’embarquement et au débarquement des navires. Le personnel administratif n’est quant à lui pas touché par ces mesures exceptionnelles. Toutefois, depuis le retrait du Barfleur en octobre dernier et l’abandon des lignes passagers pour l’Angleterre, le personnel de Brittany Ferries s’attendait à cette situation, qui n’est donc une surprise pour personne.
“Tout cela été prévu et négocié”
Explique Dominique Pichon, délégué CFDT, qui souligne que les ports bretons de Saint-Malo et de Roscoff subissent les mêmes mesures. Seul Ouistreham, dans le Calvados, parvient à tirer son épingle du jeu. “Tout cela a été prévu et négocié” Pour autant, le représentant du personnel ne semble pas inquiet : en avril, le retour du Normandie Express, actuellement en hivernage, n’est pas remis en cause. “Brittany Ferries ne quittera pas le port de Cherbourg”, affirme sans aucun doute Dominique Pichon. Le représentant syndical va même plus loin et évoque la possibilité pour la compagnie bretonne de profiter des Jeux Olympiques de Londres (lire par ailleurs) pour mettre en place cet été un nouveau ferry du type du Barfleur, actuellement désarmé dans le port de Caen. “Cela n’est pas exclu”, explique- t-il. Malgré sa belle assurance, cela n’est pas assuré non plus, et pour le moment rien ne semble fait dans ce sens.
Cherbourg dépendant de Ouistreham
En attendant, la gare transmanche de Cherbourg reste désespérément vide. Au guichet de Brittany Ferries, seul le Cotentin, navire réservé au fret, est encore affiché à raison de 4 à 5 allers-retours par semaine pour Poole. Les compagnies Celtic Link et Irish Ferries sont donc les seules à faire venir, trois fois par semaines pour l’une, une fois par semaine pour l’autre, des passagers sous le grand hall de la gare maritime. C’est peu, trop peu pour faire vivre la gare et le port. “C’est désolant de voir un bel équipement comme celui-là si vide”, reconnaît M. Pichon, qui remarque : “Cherbourg ne fonctionne que quand Ouistreham fait le plein. Quand ça n’est pas le cas, personne ne passe par Cherbourg”. Un constat qui fait mal et qui ressemble fort à une fatalité.
Un bateau pour les JO de Londres ?
En février dernier, la compagnie britannique Highspeed Ferries devait venir proposer des liaisons transmanche rapides entre Cherbourg et Portland, en Angleterre, pour les Jeux Olympiques de Londres, du 27 juillet au 12 août 2012. Il s’agissait de relier les deux côtés de la Manche en deux heures. Le projet est tombé à l’eau et Highspeed Ferries n’existe plus. Cela veut-il dire qu’il ne reste plus aucun projet pour profiter de l’afflux de passagers qui pourrait être constaté cet été ? Pas si sûr. Brittany Ferries ne cache pas en effet être en réflexion pour positionner un navire de plus entre la France et l’Angleterre. Pour le moment, rien n’est fait, mais l’idée est d’attendre de voir s’il existe bien un frémissement sur ce marché pour décider alors de positionner ou pas un navire à Cherbourg, Ouistreham ou bien même Saint-Malo. Navire rapide ou ferry classique ? Trop tôt pour le dire. Une chose est sûre, le Barfleur, à Caen, peut être réarmé très rapidement.
Source : La Manche Libre

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