Débarquement avant notre départ pour la Corse. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi.
Après la première partie du reportage à propos de l’histoire du navire, nous avons voyagé à bord du navire.
Nous sommes au début du mois d’août. Le Mega Express Four arrive avec un peu de retard, mais le débarquement et l’embarquement se font très rapidement. De nombreuses familles sont à bord pour partir en vacances (et plus rarement pour rentrer chez eux). Une hôtesse du bord vérifie les billets des passagers piétons qui se présentent directement au pied du ferry. On remarque là l’une des façons de la compagnie italienne de faire des économies.
Une fois la rampe passée, nous montons directement à la réception, située au pont 5, par l’escalator réservé à cet effet. Une fois arrivés, les passagers sont dirigés vers leurs installations respectives (cabines, fauteuils) ou les points de vente.
Le navire appareille presque complet : il n’y a plus de cabines, et presque plus de place pour les passagers. Nous prenons le chemin des ponts extérieurs pour pouvoir prendre le départ - imminent - du Mega Express en photos. Nous nous rendons compte au passage de l’organisation des opérations sur le port de Toulon, assez petit. Les camions qui viennent d’être débarqués ne peuvent pas quitter le quai (pas assez de temps, ni d’espace). Les voitures à destination de l’Ile Rousse passent donc entre eux. Voyez plutôt :
Débarquement avant notre départ pour la Corse. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi.
Il est donc 8 heures 15 lorsque Mega Express remonte ses rampes, et part à destination d’Ajaccio. Nous somme aux premières loges, sur les ponts extérieurs du Mega Express Four, pour voir ce départ.
Le départ d'un autre ferry de la compagnie, le Mega Express. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi.
Peu de temps avant notre appareillage, nous nous dirigeons vers la passerelle. Le Pilote du port de Toulon s’y trouve déjà, et le Commandant nous y rejoindra peu de temps après, en nous expliquant que la télévision française est à bord. Un peu surpris, nous apprendrons plus tard auprès des journalistes en questions qu’ils sont à bord pour faire un reportage à propos des vacances scolaires pour le journal télévisé du soir, sur France 2. Vous trouverez d’ailleurs plus bas l’extrait du « 20 heures » concerné.
Cameraman et équipage du Mega Express Four sur la passerelle. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi.
L’anglais est de rigueur pour effectuer la manœuvre: le Commandant italien ne parle pas très bien français, alors que le Pilote ne maîtrise pas l’italien. Le Mega Express Four quitte rapidement son quai, avec rapidité et fluidité à 8 heures 40: après avoir largué les amarres, les propulseurs écartent le ferry du bord.
Commandant et Pilote à la manoeuvre. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi.
Les moteurs principaux prennent en suite le relais, et nous mènent hors de la baie de Toulon, où le pilote, le cameraman et les journalistes quittent le navire par la pilotine.
Virage babord. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi.
L'équipe tv et la pilotine. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi.
Nous mettons ensuite le cap vers le nord de la Corse, à l’Ile Rousse. Le Mega Express Four navigua dans l’ensemble aux alentours des 24 nœuds.
Passerelle. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi.
Peu de temps après, nous montons au pont 11 (qui a d’ailleurs été ajouté à l’occasion de la vente du Superfast II à Spirit of Tasmania : aujourd’hui fermé aux passagers, il offrait en Australie une belle vue, ainsi qu’un grand espace tranquille pour lire, dormir, etc.
Nous profitons des quelques heures avant l'arrivée à l'Ile Rousse pour prendre quelques photos en plus...
Différentes vues extérieures du ferry. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi.
Le Mega Express Four ne pourrait pas naviguer à des vitesses pouvant dépasser les 26 nœuds sans ses 4 moteurs principaux, d’une taille assez impressionnante. D’autre part, le ferry a deux stabilisateurs, procédé consistant à déployer des « ailes », durant la traversée, stabilisant ainsi le navire.
Moteur (1) et stabilisateur (2). © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi.
Vers 10 heures la petite piscine plutôt destinée aux enfants, et prise d’assaut, alors que les adultes bronzent sur les chaises longues, avec parfois à la main des boissons, achetées au bar de la piscine.
Piscine. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi.
Dès 11 heures 30, une annonce est diffusée dans le bateau : le restaurant, le self-service et la pizzeria-spaghetteria sont ouverts pour le déjeuner. Nous choisissons le self-service pour le prix avantageux qu’il présente par rapport au restaurant. Au menu : Tomates-mozzarella ; escalope milanaise et pâtes ; et tiramisu. Bref, et c’est normal, un repas 100% italien (de bonne qualité), sur un navire qui l’est lui-même.
Self-service (1), Pizzeria-spaghetteria (2) et Restaurant (3). © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi.
La traversée suit son cours, tous les sièges, banquettes et bancs déjà occupés, rendant tout repos difficile.
Nous apercevons enfin l’Ile Rousse, ses roches à la couleur ocre, son centre-ville, et bien sur son port, un navire de la SNCM y étant amarré. La pilotine du port vient à notre rencontre, et dépose le Pilote. Ce dernier parle couramment italien, ce qui facilite grandement le contact avec le Commandant.
En approche de l'Ile Rousse. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi.
Le Mega Express Four vire à tribord pour entrer dans le port.
Virage tribord. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi.
Longe l’Ile de Beauté, à quai depuis le matin…
Ile de Beauté vu de la passerelle. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi.
… puis « cule » doucement : le port de l’Ile Rousse est très petit, quelques mètres après se trouvent déjà les premiers voiliers, catamarans, etc. : en moins de 15 minutes, le ferry sera entré dans le port et aura terminé sa manœuvre. Les nombreux passagers pour le voyage de retour sont déjà à quai : des centaines de voitures attendent sur un espace exigu.
© PassengerShips.fr
| Encore une fois on reconnaitra l’efficacité des opérations à quai : le MEGA EXPRESS FOUR partira en moins d’une heure, embarquement et débarquement compris. (On a d’ailleurs été impressionné : alors que trois files de voitures embarquaient, une débarquait entre elles).
Conclusions: La Corsica Ferries est le sujet, tout comme la SNCM et La Méridionale, de toutes les attentions. La Délégation de Service Publique (un cahier des charges pour desservir la Corse en échange de subventions) devrait être revue plus tôt que prévu, en septembre prochain, et c'est une grosse saison estivale qui s'annonce. La compagnie italienne est parfois critiquée pour son pavillon italien, son service restreint, etc., mais offre des tarifs alignés, dans l'ensemble, sur ceux de ses concurrents, avec beaucoup moins de subventions. Rappelons qu'une concurrence est toujours nécessaire pour le client, pour éviter une situation de monopole, et des prix qui grimpent facilement. |
Notes:
Nourriture: (rapport qualité/prix) ③/⑤ > Bonne qualité, mais assez chère
Propreté: ④/⑤ > Navire bien entretenu
Équipage/accueil: ③/⑤ > Manque parfois de personnel qui est souvent pressé (en été en tous cas)
Expérience/intérêt de la ligne et des ports: ②/⑤ > Toulon, l’Île Rousse et la ligne ne présentent pas d’intérêt particulier.
Nombre des installations: ②/⑤ > Bien équipé pour la restauration, mais manque de divertissements et de places assises.
Qualité des installations: ④/⑤ > Malgré le peu d'installations, celles-ci sont de qualité. Il y a, d'autre part, pas mal de ponts extérieurs.
Navire: ④/⑤ > Beau navire extérieurement. Transformation réussie. Peu, mais bonnes installations.
Durée de la traversée: ⑤/⑤ > 6 heures 30, temps de traversée rapide à destination de la Corse.
Moyenne: 3,5 / 5
Reportage réalisé avec l’aide de la
Corsica Ferries. Nous remercions plus particulièrement Pierre M., Stéphane B., Mitchell B., le Commandant Pergola, le pilote de l’Ile Rousse, ainsi que tout l’équipage du Mega Express Four.