| | Copyright Bruno Jonathan - PassengerShips.fr | C'était en juillet dernier, à Nice. Le Sardinia Vera arrivait à pleine vitesse en provenance de Corse, rempli de vacanciers. Sur le quai, d'autres se préparent à embarquer (le débarquement aura pris moins de 20 minutes). Le Sardinia Vera effectue une saison sur les lignes entre Nice, Calvi et l’Ile Rousse. Service particulièrement adapté à ce navire qui propose une assez grande capacité de garage, et un nombre assez élevé d’installations, surtout pour sa taille relativement modeste (120,80 mètres de long, 12035 tonneaux).
Construit en 1975 sous le nom de Stena Atlantica, pour le compte de Stena Line, il sera rapidement affrété, puis vendu à Marine Atlantique, et rebaptisé Marine Atlantica.
Le Stena Atlantica. DR | Le Marine Atlantica. DR | En 1987 il est acheté par la Corsica Ferries, et est renommé Corsica Vera, avant d’être transféré à la Sardinia Ferries où il sera rebaptisé Sardinia Vera. Nom qu’il ne quittera plus jusqu’à aujourd’hui. Cependant il navigua de 2001 à 2006 pour Transmanche Ferries (Dieppe/Nehaven), avant de partir en Grèce de 2007 à 2009 pour la filiale de la Corsica Sardinia Ferries, la Kallisti Ferries.
A Nice, les passagers piétons embarquent par le garage. Ils sont ensuite dirigés par le personnel de bord vers le centre du navire : la réception, juste en face de la boutique.
Les cabines situées à l’avant des ponts 5 et 6, devant les garages, permettent de passer une traversée dans un plus grand confort. Pour les autres passagers, des fauteuils « confort » ou non sont à leur disposition, toujours en fonction de leur billet.
Nous nous dirigeons ensuite vers la passerelle, d’où tous les ordres sont envoyés, en passant par les couloirs des cabines de l’équipage.
Et arrivons à la passerelle…
Nous passons ensuite par les ponts extérieurs, longeons les embarcations, et arrivons au bar du pont supérieur.
Ce bar a été ajouté après la construction. Il n’est pas présent sur ses sisterships, les Corsica Marina Seconda, Al Mansour et Moby Vincent, et augmente le confort, pour un faible coût.
| | Ici, le Corsica Marina Seconda, copyright Stefano Nicolaï | En continuant vers l’arrière du navire, un escalier nous conduit directement vers le self-service.
D’autres installations, comme le bar à l’avant, ou un snack-bar, se trouvent à bord. Vous pourrez les découvrir à l’occasion de la mise en ligne de la visite détaillée.
Avant de débarquer, nous faisons un tour dans les machines, situées bien évidement en dessous des ponts garages.
Vieux navire (37 ans), il a subit de grosses transformations qui ont permis de proposer aux passagers une traversée avec un confort égal à celui d’un navire moderne –avec le charme d’une traversée sur un navire qui a une longue histoire derrière lui-.
Nous remercions la Corsica Ferries sans qui cette visite n’aurait pu être possible, et plus particulièrement Pierre M., Fabien A., l’équipage du Sardinia Vera ainsi que le personnel d’accueil à Nice. Textes & photos © Bruno Jonathan, sauf mentions contraires
Le Côte d'Albâtre, ici au Havre, a été construit en 2006 au chantier Barreras. Joaquín Almunia, vice-président de la Commission européenne et commissaire à la Concurrence a récemment rappelé que des chantiers espagnols pourraient être condamnés à payer 8,7 milliards d'euros.
En effet, depuis 2002, 273 contrats pour la réalisation de navires en Espagne auraient été remportés avec l'aide d'avantages fiscaux (crédits d'impôts notamment). Les faits, rapportés par les Pays-Bas, ont conduit à la suspension de ce système en juin dernier. D'autre part, l'Europe devrait prochainement ouvrir une enquête, qui conduirait d'ici 8 à 10 mois à une décision définitive.
Les cinq chantiers les plus favorisés seraient, selon le document délivré en juin par les autorités compétentes: Hijos de J. Barreras (des contrats à hauteur de 1700 millions), Factorías Vulcano (1000), Construcciones Navales del Norte (1000), Astilleros Zamakona (700) et Astilleros Armón (600).
De leur côté, les chantiers mis en question soulignent que l'argent ainsi gagné a été utilisé en conformité avec la législation espagnole.
Le chantier Barreras est connu notamment pour la construction de très nombreux ferries, principalement espagnols: Passio per Formentera (2009), Martin i Soler (2008), Volcan de Tinamar (2011), etc. mais aussi français, comme les Côte d'Albâtre et Seven Sisters (2006). Il était, en février, au bord de la liquidation.
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Nous vous proposons de partir aujourd'hui à bord du Stena Britannica, ni plus ni moins que le plus grand ferry au monde avec son sistership le Stena Hollandica. Ils assurent à eux deux depuis leur entrée en service en 2010 deux aller/retour quotidiens entre la Hollande, à Hoek Van Holland à 45 minute de voiture de Rotterdam, et Harwich dans l'Essex en Angleterre.
Ces traversées à bord du Stena Britannica nous intéressaient beaucoup étant donné que le ferry est d'une part le plus important sur Terre, mais aussi car Stena Line est un acteur majeur dans le transport maritime, particulièrement en Europe du Nord.
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L'histoire des deux super-ferries auraient pu être très très différente. En effet, le chantier qui les a construit a fait faillite avant la livraison. Il fallut alors négocier pour que les navires soient achevés, ce qui sera respectivement fait en mai et septembre 2010. Lorsque nous sommes arrivés ce mercredi soir à Hoek van Holland pour embarquer, nous attendions beaucoup de cette traversée. Il était important pour nous de découvrir le mode de fonctionnement des ferries "dans le nord" réputé différent que "dans le sud". L'attente interminable que l'on connait habituellement pour aller en Corse ou en Afrique du Nord n'existe pas ici: le départ du bateau est prévu à 22 heures 30, et pourtant l'embarquement s'effectuait dès 19 heures 30. Un court instant après avoir observé les maquettes qui se trouvent dans le terminal, nous embarquons. La carte d'embarquement en main, le passage des polices aux frontières des Pays-Bas et d'Angleterre effectué, nous empruntons un long couloir qui nous mènera au Stena Britannica...
La passerelle pour les piétons débouche au niveau des garages, demandant d'emprunter l'escalier ou l'ascenceur pour accéder au installations publiques, sur le pont 9. Les ponts 10 et 11 accueillent les cabines, alors que le pont 10 est réservé à l'équipage.
En entrant dans notre cabine, la première chose qui nous "frappe" est la taille impressionnante du hublot. La cabine est obligatoire pour les traversées de nuit: il n'y a pas de salons fauteuils.
Il est un peu moins de 21 heures lorsque nous nous dirigeons vers le self-service. On se rend vite compte qu'une bonne partie de l'équipage d'accueil du navire est asiatique, un système adopté depuis quelques temps déjà par les compagnies de croisière.
Ce sont des écrans qui exposent les plats, menus, et éventuelles promotions proposées. Peu après notre repas, nous décidons de découvrir les garages du ferry. Les passagers et camions arrivent alors au compte-goutte, le gros de l'embarquement ayant déjà été effectué. Nous nous dirigeons ensuite vers le pont extérieur situé à l'arrière du Stena Britannica. Il fait très froid, le vent est fort des il pleut. Impossible donc de prendre des photos... La manœuvre est vite effectuée: les propulseurs écartent le ferry du quai. Hoek van Holland se trouvant très proche de la Mer du Nord, les lumières des Pays-Bas disparaissent rapidement. En raison du réveil prévu assez tôt, nous prenons le chemin de la cabine.
Le lendemain, il est 5 heures 30, heure anglaise, lorsqu'une musique suivie d'une annonce retentissent dans tout le ferry. Réveillés depuis un moment déjà, nous n'avons même pas ressenti l'arrivée, y compris le demi-tour effectué à l'aide des propulseurs d'étrave: le Stena Britannica est à quai depuis un moment déjà.
Nous prenons notre petit-déjeuner comme tous les passagers au self-service. La disposition a changé: les passagers sont accueillis à un autre endroit et peuvent s'ils le souhaitent réserver avec leur billet un petit-déjeuner. C'est sur la carte d'embarquement que se trouve ce type d'informations.
A 6 heures 30, le débarquement est entamé. Sur le même principe qu'à Hoek van Holland, une passerelle pour les piétons nous mène directement au terminal ferry d'Harvich, mais depuis le côté tribord cette fois-ci. La plupart des passagers piétons empruntent ensuite le train qui se trouve presque au pied du bateau. C'est le "rail and sail" proposé par Stena Line, qui permet de se rendre à Londres directement. Après une petite découverte de la ville d'Harwich, nous retournons au terminal ferry. Le nombre de passagers qui était important à l'aller l'est moins au retour. Dans les deux sens de la ligne, les traversées de nuit sont plus appréciées.
Le port d'Harwich fait partie intégrante de la ville. La région vit très certainement grâce à cette activité. Après un petit tour en ville, nous retournons au terminal. Cette fois-ci, l'embarquement se fait un peu moins tôt, alors que moins de passagers sont prévus à bord.
Après un nouveau contrôle douanier, nous embarquons de nouveau à bord du Stena Britannica. | |
De jour, le port semble beaucoup plus intéressant. Un autre navire de Stena Line est à quai et s'apprête à partir: le Stena Carrier est un fréteur. Dans l'après-midi, un ferry de DFDS sera à quai pour assurer sa liaison à destination du Danemark. Nous serons alors bien loin d'Angleterre. | Un autre gros avantage du Stena Britannica est le Wifi gratuit à bord. Il est ainsi possible de naviguer sur internet et de pouvoir par exemple connaître sa position en mer, savoir quel navire on croise, ... Un luxe qui est généralement très cher à bord des ferries. Peu avant notre départ, nous profitons du temps qu'il nous reste et de la bel météo pour pouvoir prendre quelques clichés du bord.
Copyright Stena Line.
Sur la gauche, une vue des ponts extérieurs du Stena Britannica. En haut à droite, le salon internet laisse un accès aux passagers. Il se trouve sur l'arrière tribord des installations. Un peu plus à l'avant, le News Room permet de suivre les actualités, dans de grands fauteuils, en direct sur grand écran. Juste en face, le Magazines Lounge met à disposition de nombreux magazines, comme son nom l'indique, à côté du Barista Bar.
Schématiquement (voir plan au-dessus), les installations passagers sont sur le côté tribord pour l'arrière et le milieu. A l'avant, l'ensemble de l'espace est occupé.
Juste à côté du Barista Bar se trouvent le cinéma du bord et le Stena Plus Lounge. Le cinéma propose durant les traversées de jour 3 séances avec des films différents (notamment Tintin lors de cette traversée). La salle est assez grande, bien équipée. Les billets s'achètent à la réception. Un moyen pour la compagnie de faire du profit durant les traversées avec une forte affluence, puisque ce cinéma est tout de même apprécié.
Le Stena Plus Lounge laisse un espace réservé pour ceux qui souhaitent un peu plus de confort, moyennant 16 euros par personne. Au milieu, se trouvent la boutique, le bureau de change, le bureau d'information, la salle de jeux et le salon C-View. A l'avant du navire se trouve le self-service, comme vu au début de l'article: A son bâbord se trouve le Riva Bar. La vue donne toujours sur la mer, le comptoire a la forme d'une coque de bateau et les fauteuils sont toujours aussi recherchés: ils se fondent dans la décoration, ne sont jamais les mêmes d'un lieu à l'autre, restent confortables et fonctionnels. Juste devant se trouve le salon réservé aux fumeurs. Il permet à ceux qui le souhaitent de fumer sans aller à l'extérieur. A son bâbord se trouvent le Riva Bar et la salle de jeux pour enfants, Curious George. La vue donne toujours sur la mer, le comptoire a la forme d'une coque de bateau et les fauteuils sont toujours aussi recherchés: ils se fondent dans la décoration, ne sont jamais les mêmes d'un lieu à l'autre, restent confortables et fonctionnels. Juste devant se trouve le salon réservé aux fumeurs. Il permet à ceux qui le souhaitent de fumer sans aller à l'extérieur.
A l'extrême-avant se trouvent le casino et le Wine Bar, proposant différents vins à la dégustation. Enfin, dernière installation d'importance du bord, le Metropolitan Restaurant, proposant une cuisine raffinée. Les menus du midi et du soir sont différents, le second proposant plus de choix, mais étant plus cher. Il est un peu moins de 10 heures lorsque nous quittons l'Angleterre. Par ses propulseurs, le Stena Britannica est éloigné du quai. Le navire avance lentement. Sur le bâbord, les quais du terminal porte-conteneurs sont assez occupés. A tribord, la vieille ville d'Harwich. On apprend assez rapidement par un serveur que le navire doit traverser un champ d'éoliennes. C'est effectivement le cas à 11 heures. La traversée suit son cours. Le vent annoncé comme de force 7 n'est pas présent (heureusement). Au contraire, la mer est calme et le soleil permet aux passagers de rester sur les ponts extérieurs. La taille de la cheminée est particulièrement impressionnante, et est équipée d'un dispositif afin d'éviter les rejets dans l'air. Vu très simplement, là où d'autres ferries ont de la fumée, le Stena Britannica ne semble pas en rejeter. A midi, nous apercevons le City of Hamburg, navire de Louis Dreyfus Armateur. Il est principalement affecté au service entre les pays participant à la construction des avions. A 12h30, nous prenons le chemin du Metropolitan Restaurant. En entrée nous est proposé du saumon. En plat, de la viande accompagnée d'asperges et d'oignons fris. Enfin, en dessert, une tarte d'inspiration hollandaise ou anglaise. Des produits d'une étonnante fraîcheur ont notamment rendu ce repas d'une très bonne qualité. Une demi-heure avant l'arrivée, nous prenons le chemin de la passerelle. Tout comme le reste du bord, les coursives réservées à l'équipage sont très modernes et spacieuses. De son côté, la passerelle est à l'échelle du navire: très grande, comme vous pouvez le voir sur les photos ci-dessous. Nous arrivons ensuite aux Pays-Bas. Une digue d'un peu plus de 2 kilomètres nous accueille. Sur notre bâbord, le Flandria Seaways nous croise. Lorsque nous arrivons à Hoek van Holland, le Suecia Seaways, ferry que nous avons dépassé au cours de la traversée passe à notre tribord à destination de Vlaardingen, à mi-chemin entre Rotterdam et Hoek van Holland. D'autre part, le Stena Transit est à quai. Ce navire a été livré en novembre dernier, et mesure 212 mètres de long. Le Stena Britannica fait figure de géant en comparaison, comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous. Le navire est rapidement accosté, nous débarquons assez rapidement. Cet aller/retour a été une très belle expérience. Rotterdam, qui se trouve à 45 minutes de voiture était après notre débarquement un lieu incontournable notamment pour le paquebot qui y est en permanence: le Rotterdam. Ce paquebot avait été mis à l'eau en 1958 avant d'être transformé en hôtel flottant en 2010. Notes Nourriture: (rapport qualité/prix) ③/⑤ > Très bonne qualité au restaurant, un peu moins au self-service. Propreté: ⑤/⑤ > Navire très bien entretenu Équipage/accueil: ④/⑤ > Personnel très sympathique Expérience/intérêt de la ligne et des ports: ④/⑤ > Aussi bien les ports que la traversée du champ d'éoliennes rendent cette traversée intéressante Nombre des installations: ⑤/⑤ > Très bien doté en installations. Qualité des installations: ⑤/⑤ > Très belles installations, rien à redire. Navire: ⑤/⑤ > Bien réussi extérieurement et intérieurement, très récent. Durée de la traversée: ④/⑤ > 6/7 heures de traversée. Moyenne: 4,4/5
Reportage réalisé avec l'aide de Stena Line. Nous remercions plus particulièrement Joakim K., Suzan A. ainsi que l'équipage du Stena Britannica.
Texte et photos (sauf mention contraire) © Bruno Jonathan, www.PassengerShips.fr
Le Jean Nicoli. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi.
Le Jean Nicoli fait partie des quelques anciens ferries grecs à desservir la Corse. Livré en juin 1998 par le chantier de Fosen (alors que la coque avait été construite en Suède), il assure rapidement le service Patras - Igoumenitsa - Ancona. Il est vendu en janvier 2009 à la SNCM, pour 75 millions d'euros, sans avoir réellement changé de ligne (il sera resté entre la Grèce et l'Italie).
Le Jean Nicoli tout juste acheté change de livrée en Grèce. Crédits: George.
En mars, il effectue sa dernière traversée pour son armateur, Minoan Lines, avant d'être repeint aux couleurs de la SNCM. Il quitte la Grèce en avril, et entre en service entre Marseille, Ajaccio et Porto-Vecchio, sans réelles transformations (mis à part les fermetures du casino en raison de la législation française, de certaines installations inutiles, et de l'installation de panneaux et indications aux couleurs de la SNCM et en français).
Le Jean Nicoli à quai. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi.
Nous sommes le 22 juillet. Après un cours passage au terminal piétons pour la Corse, une navette nous amène à l'autre bout du port, au Cap Janet, où se trouve le Jean Nicoli. En effet, en raison de son importante taille (200,65 mètres de long; 25,80 de large), il ne peut accoster que dans cette partie reculée du port de Marseille, contrairement aux autres ferries qui vont plus souvent du côté de la Joliette. Le navire mixte est rempli de centaines de passagers qui partent pour la plupart en vacances dans le sud de la Corse.
Le Divio quitte Marseille. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi.
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Scandola, Atlantic Star. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi.
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La plage de manœuvre avant, peu avant le départ. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi.
Le départ. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi.
Il est aux alentours de 19 heures 30 lorsque nous quittons Marseille. La manœuvre est rapide, et en une vingtaine de minute, le Jean Nicoli prend le cap de Porto-Vecchio. Les passagers mangent ensuite principalement dans 3 points de restaurations du navire, tous trois situés au pont 7. Le restaurant et le self-service côtes à côte à l'avant du ferry, ainsi que La Paillote, à l'arrière, où il est possible d'acheter des repas rapides, tels que des pizzas à emporter (une première pour nous), ou tout simplement des boissons.
Le restaurant. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi.
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Le self-service. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi.
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La Paillote. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi.
Au pont 7 arrière également, l'ancien point internet n'est plus utilisé: en effet, il est maintenant possible d'acheter par forfaits une connexion à internet par Wifi.
Le point internet et le bar arrière. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi.
D'autre part, le bar arrière (que l'on voit ici aussi sur cette photo) était fermé durant cette traversée. Les passagers et membres de l'équipage profitent des quelques dernières minutes de réseau téléphonique disponible, les Paglia Orba et Scandola au loin, alors que le soleil se couche dans le sillage du Jean Nicoli, et de sa piscine en plein air.
© PassengerShips.fr
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| Nous prenons ensuite le chemin de notre cabine, située au pont 5 avant. Le lendemain, nous nous réveillons assez tôt, vers 6 heures, mais pas assez pour assister au passage du détroit entre la Corse et la Sardaigne. Au loin navigue un bateau de Happy Cruise, compagnie espagnole qui a depuis fait faillite. Le ciel est lourd de nuages, l'occasion de faire quelques belles photographies. Heureusement, le ciel se dégagera avant notre arrivée à Porto-Vecchio.
Le Jean Nicoli longe les côtes sud de Corse. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi.
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| Encore une fois, la taille du navire pose problème. Trop long, il ne peut faire demi-tour près du quai, mais bien avant, avec l'aide d'un remorqueur. Le Commandant et le Pilote sont sur la passerelle, supervisant les opérations.
Descriptif de la traversée. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi.
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| Le Jean Nicoli entame ensuite sa marche arrière jusqu'au quai. La manœuvre est rapide et ce seront les derniers centimètres qui prendront le plus de temps, jouant principalement sur les amarres qui peuvent faire légèrement avancer ou reculer le ferry.
Les moteurs du Jean Nicoli. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi.
Une fois à quai, les nombreux passagers débarquent, alors que nous entamons notre visite de la salle des machines. La vitesse maximale atteinte (31 nœuds) lors des essais avant la livraison en 1998 ne serait pas possible sans la forme éffilée du navire, mais aussi de sa propulsion.
Jean Nicoli et Méditerranée à quai. © PassengerShips.fr
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Le ferry quitte la Corse. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi.
| Il est 18 heures 20 lorsque le Jean Nicoli remonte ses rampes. Nous ne serons pas à bord: quelques heures plus tard, nous quitterons la Corse à bord du Méditerranée (reportage déjà publié que vous pouvez d'ailleurs consulter ici). Vous avez apprécié ce reportage? Dites le nous dans les commentaires ou en partageant cette article sur les réseaux sociaux!
Reportage réalisé avec l'aide de la SNCM. Nous remercions plus particulièrement Nicolas C., Paul de R., le Commandant du Jean Nicoli, le Commissaire Jonathan C. du navire, ainsi que tout l'équipage!
Photo et vidéo Patrick Krebs pour PassengerShips.fr
Pas vraiment d’intérêt pour l'actualité, mais les photo et vidéo de l'exercice effectué aujourd'hui à bord du Girolata valaient un petit article. Le navire assure quotidiennement la liaison entre Marseille et Ajaccio. L'occasion également de rappeler que suite à l'échouage du Costa Concordia il y a maintenant trois mois, les normes de sécurité et d'abandon de navires de croisière et ferries devraient être encore plus exigeantes.
Selon Mer & Marine, le Barfleur devra être renommé Deal Seaways, alors que sa coque sera peinte en blanc. La cheminée sera de son côté peinte en bleu, avec le logo de DFDS.
Pour rappel, le Deal Seaways prendra le chemin de sa nouvelle ligne, Calais-Douvres le 27 avril, après un passage au chantier Arno de Dunkerque. Logiquement, il devrait être doté de la structure dédiée à la ligne, à la proue du ferry, et sera armé sous pavillon français, avec un équipage constitué notamment d'anciens salariés de Seafrance.
Le Barfleur, construit en 1992 pour le compte de la TRUCKLINE FERRIES ( Société fret de la BAI ) est depuis plusieurs mois en hivernage, en raison du faible trafic de la ligne Cherbourg-Poole. Pressenti il y a quelques mois pour une réouverture de la ligne en raison des JO de Londres, cette option avait été abandonnée. C'est ainsi que Brittany Ferries a prit la décision de le mettre en vente, ou éventuellement en affrètement, en acceptant (à regret dit-on) la demande du consortium DFDS/LD Lines sur le détroit.
Nous vous proposons de partir aujourd'hui à bord du Biladi. Pas à travers notre appareil photos, mais à travers la plume de Vivi Navarro; ces textes, photographies, peintures, notes, photomontages, ... Elle s'est immergée dans ce monde à part entière, à l'écart de la terre, sur le trait d'union entre Tanger au Maroc, et Sète, dans le sud de la France. L'occasion de découvrir (ou redécouvrir) Tanger, mais aussi l'équipage qui fait du Biladi le fleuron de la Comarit, qui malheureusement traverse de très grave difficultés financières. Vous pourrez découvrir dans ce livre d'un peu plus de 100 pages la description des métiers du bord, mais surtout les personnes (de la vendeuse au commandant) qui se trouvent derrière. Vivi Navarro a voyagé à bord dans les deux sens de la ligne à plusieurs reprises, mais s'est également rendu à l'arrêt technique dans les bassins de Barcelone, avant de voyager pour Ibiza. Bref, on vous le conseille fortement, valant largement ses 20 euros. Rendez-vous sur le site internet de l'éditeur " Éditions Singulières" où vous pourrez le commander en ligne. Pour rappel, le Biladi a été construit en 1980 pour le compte de la SNCM, desservant Corse et Afrique du Nord au départ de France. Allongé d'une vingtaine de mètres en 1990, il mesure aujourd'hui 164,40 mètres de long, 21,90 mètres de large. Il assurait jusqu'au mois de janvier des liaisons entre la France (Sète) et le Maroc (Tanger-med) pour le compte de la Comarit, qui l'avait acheté début 2003.
Le Norman Arrow repeint à Dunkerque (Seafrance Molière dans le fond). Copyright Jean-Guy Hagelstein pour PassengerShips.fr
L'ex-Norman Arrow de LD Lines a perdu au cours de son dernier arrêt technique à Dunkerque sa livrée pour celle de Mols Linien. Pour rappel, le navire rapide avait été rendu à son propriétaire par l'armateur français en début d'année, qui l’affrétait depuis sa livraison, il y a trois ans. Le navire assurait jusqu'à présent les liaisons transmanches de LD Lines, comme Boulogne/Douvres, puis Le Havre/Portsmouth de manière estivale. Il s'agit de l'un des plus grands Incat au monde, avec ses 112,60 mètres de long, 30,50 de large, et une capacité de 1172 passagers et 417 voitures. D'autre part, il est supposé pouvoir transporter des camions.
Mols Linien, la compagnie qui va maintenant l’affréter - et ce pour dix ans - devrait donc le prendre en charge au Danemark où il assurera des traversées quotidiennes accompagné des Mai Mols, Max Mols et Mie Mols, trois navires à grande vitesse mais avec des capacités moins importantes.
La vague est toujours présente sur la coque, mais le logo et la compagnie ont changé. Cependant, le nouveau nom n'est pas connu: l'emplacement à l'avant est couvert d'une bâche où est encore écrit "Norman Arrow".
Le Norman Arrow repeint. Copyright Jean-Guy Hagelstein pour PassengerShips.fr
Copyright STX Finland.
Le Spirit of France a été livré il y a presque deux mois. Avec son sistership, le Spirit of Britain, ils sont les plus gros ferries conçus pour traverser entre Calais et Douvres. Ce qui est assez rare, et ce que la compagnie souligne, c'est qu'un "pack" avec toute la conception n'a pas été acheté, mais que le navire a longuement été conçu. Ainsi, les ferries sont extrêmement bien adaptés pour la ligne. Il est important de noter que P&O Ferries avait à une époque pensé à concevoir un navire "double-ended", c'est-à-dire avec 2 proues, système que BC Ferries notamment a adopté au Canada ( cliquez-ici pour voir une photographie).
Le Spirit of Britain, sistership du Spirit of France.
Le Spirit of France, en quelques chiffres, ce sont ... une commande à 180 millions d'euros; 212,97 mètres de long; 30,80 de largeur; un tonnage de 47592 tonneaux; une vitesse de 22 nœuds; 2000 passagers transportables; une capacité du garage de 2741 mètres linéaires. Notre embarquement se fait le 24 février dernier, en fin d'après-midi. Dès les premiers pas sur la passerelle pour piétons, la taille du navire se fait ressentir. En effet, alors que les autres navires ont 2 ponts fixes et des car-decks en plus, les Spirit of Britain et Spirit of France proposent 3 ponts fixes. Ainsi, nous devons monter d'un pont pour accéder aux installations (les passerelles sont normalisées et se déposent à la même hauteur d'un ferry à l'autre), contrairement aux autres ferries du port.
On arrive directement au bar arrière. Celui-ci donne tout de suite le ton sur un navire moderne. Cependant, ce bar a sa moitié bâbord de cloisonnée, fermée du reste du navire. En face du comptoir se trouve une très belle maquette du ferry. La distinction des intérieurs du Spirit of Britain et du Spirit of France se trouve principalement ici, avec une décoration inspirée des plus grands "clichés" de la France: Tour Eiffel, Sacré Cœur, Moulin Rouge, etc. Les architectes de l'intérieur voulaient une circulation très simplifiée. Ainsi, des couloirs qui longent les installations agrandissent les navire, ce qui avait été en partie fait sur le Pride of Kent, mais pas à ce niveau. En conclusion, la découverte du navire est très intuitive. En continuant vers l'avant du navire, on tombe sur le bureau de change et la réception, qui sont tous les deux dans des tons bleus. S'il y aurait vraiment une remarque à faire serait la petite taille du second. Juste à côté, le magasin est assez grand, et propose réellement de tout. Nous aurons acheté au cours de la traversée "Two New Ships, One New Era", le livre à propos des Spirit of Britain et Spirit of France. Pour un prix correct, vous aurez l'occasion d'en apprendre plus sur P&O Ferries, ses fleurons, leur construction, etc. A la proue du navire, le Family Lounge propose boissons et encas. Les banquettes sont hautes, aux couleurs orangées et rouges. Les fauteuils et les tabourets provoquent un côté familial, but du salon. Au pont 9, à l'avant du navire, et avec un accès avec les Red Stair (plus sympathique à dire qu'"Escalier Rouge"), le Food Court a pris l'emplacement du Club Lounge sur les autres navires sur la ligne. C'est toujours mieux d'avoir une belle vue sans payer de supplément... A l'arrivée du Spirit of Britain, c'est ce même self-service qui nous avait le plus plu. Le bois omniprésent, l'effort pour laisser le plus possible de table avec vue mer font du Food Court l'un des points forts du bord. Sur le centre-tribord du Spirit of France se trouve le salon pour les camionneurs. Celui-ci propose un espace de restauration réservé, des douches, une zone de repos, et même un petit pont extérieur. Juste derrière, accessible seulement par le Yellow Stair est située la Brasserie. Elle propose des repas plus raffinés que le Food Court, dans une ambiance plus intime et sophistiquée. Enfin, dernière installation du navire, le Club Lounge qui a été disposé à l'arrière du ferry. Il dispose de son propre pont extérieur; sur le côté tribord du pont extérieur 9, surplombant le seul accessible aux passagers, un pont en dessous. Ce dernier est également séparé en deux parties: une non-fumeur, une destinée aux fumeurs. Le départ depuis ce ponts extérieur nous a permis de prendre quelques photographies, du Pride of Canterbury notamment. A notre arrivée à Calais, de nuit, la passerelle pour débarquer les piétons est en travaux pour la remettre "à niveau" en prévision des JO 2012. Nous débarquons donc par le garage, où un bus est supposé venir nous chercher. En raison d'une panne sur la rampe du port, cela prendra plus de temps. L'occasion de s'intéresser de plus près aux ponts garages. Notes Nourriture: (rapport qualité/prix) ③/⑤ > Bonne qualité, mais assez chère Propreté: ⑤/⑤ > Navire neuf d'une semaine Équipage/accueil: ③/⑤ > Personnel professionnel mais sans plus. Expérience/intérêt de la ligne et des ports: ④/⑤ > Les ports ne sont pas très beaux (encore que celui de Douvres par certains aspects est agréable), le temps n'est pas forcement parfait, mais l'avantage du nombre de ferries à prendre en photos et la qualité des installations et de l'organisation portuaires valent le détour. Nombre des installations: ⑤/⑤ > Très bien doté en installations. Qualité des installations: ⑤/⑤ > Très belles installations, rien à redire. Navire: ⑤/⑤ > Bien réussi extérieurement et intérieurement, tout neuf. Que dire de plus? Durée de la traversée: ④/⑤ > En temps normal, moins d'1h30, ce qui est rapide pour une traversée transmanche. Cependant, notre traversée a subit un retard causé par les problèmes de passerelles au port de Calais.
Moyenne: 4,25/5 Nous remercions P&O Ferries pour l'aide à la réalisation de ce reportage, et plus particulièrement Chris L. ainsi que Michelle U.
Le Pride of Kent dans son état d'origine. Photo DR. Après le Pride of Calais la semaine dernière, nous vous proposons de partir à la découverte du Pride of Kent!
L'ex-European Highway a été livré en 1992 à l'armateur anglais P&O Ferries. Il est alors fréteur et dessert Zeebrugge au départ de Douvres.
Dix ans plus tard, en 2002, l'accord passé entre P&O Ferries et Stena Line pour une desserte commune de Calais prend fin. P&O Ferries se retrouve alors en large sous-capacité et n'a pas le temps d'attendre la livraison de nouveaux ferries. Le projet Darwin est alors mis en place et a pour but d'augmenter de manière importante deux sisterships: les European Highway et European Pathway.
La capacité en passagers est supposée être multipliée par dix, passant de 200 à environ 2000 personnes, accueillis dans plus de 5000 mètres carrés d'espaces.
Les deux ferries arrive à peu de temps d'intervalle à Bremerhaven, en Allemagne. Le premier, l'European Pathway est achevé en avril et est renommé Pride of Canterbury, l'autre un mois plus tard voit ses transformations finies, et est renommé Pride of Kent. Tous deux ont alors une silhouette bien différente de leur état d'origine. Ils étaient les fleurons de P&O Ferries sur Calais/Douvres jusqu'à l'an dernier, à l'arrivée du Spirit of Britain, puis de son sistership, le Spirit of France, le mois dernier. Transformation successive des deux sisterships. DR. Nous sommes fin décembre. L'heure limite de présentation pour les passagers piétons est fixée à 9 heures 55. Une fois les cartes d’embarquement récupérées, et les formalités douanières effectuées, nous patientons dans la salle d'attente. Peu de temps plus tard, une navette nous mène au Pride of Kent déjà en opération de chargement des voitures et camions. La procédure est bien rodée. Rien d'étonnant: chaque ferries effectue en moyenne 5 traversées par jours! Le Pride of Kent. Copyright Iota, PassengerShips.fr Nous prenons d'abord le chemin des ponts extérieurs, juste après un rapide tour du ferry. Juste à côté se trouve le Seafrance Rodin, immobilisé depuis 2 mois (la compagnie sera liquidée quelques jours plus tard à peine). Seafrance Rodin immobilisé. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi. | | |
Il est 10 heures 45 lorsque le ferry referme ses portes, alors que les rampes du port de Calais sont levées. Les passagers sont en partie installés dans les installations, ou sont, pour les plus curieux, sur les ponts extérieurs, pour voir le départ. |
© PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi.
C'est avec un ciel très gris (heureusement, il ne pleut presque pas) que le Pride of Kent effectue sa manœuvre. Il cule légèrement avant d'utiliser les propulseurs d'étraves pour se retrouver face à la sortie du port. A la sortie du port, nous croisons le Pride of Burgundy. Navigation. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi. | Pride of Burgundy. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi. |
L'un des avantages de ce ferry est la (relative) importance accordée aux ponts extérieurs. En effet, sont accessibles toute la partie tribord et l'arrière du navire. En raison du mauvais temps (et du froid...) nous décidons d'aller tester le fameux petit-déjeuner anglais de P&O Ferries au Food Court, le self-service du bord, situé sur tout la partie arrière du pont 8. Petit-déjeuner anglais. | Food Court. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi. |
Avec plus de 1000 passagers lors de cette traversée la présentation ne compte plus vraiment. Il y a deux formules, "petit-déjeuner anglais" ou "français". Comme la plupart des clients, nous optons pour l'anglais, proposant oeuf, bacon, saucisse, tomate, haricots, etc. Un peu cher (vous trouverez à peu près la même formule au centre de Douvres, mais moins chère), il est tout de même de bonne qualité. Le Bar. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi. Le Pride of Kent comprend un Club Lounge, où les passagers ayant payé pour ce service peuvent se détendre, boire, lire, etc. Il est situé au pont 8 avant, juste à côté de la Langan's Brasserie où une cuisine plus raffinée que celle du Food Court est servie (vous pouvez consulter la carte à ce lien). A peine le temps de sentir le roulis (il n'y a pas de stabilisateurs sur le Kent et le Canterbury...) que les falaises de Douvres se font reconnaître. Au loin, les falaises de Douvres. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi. Certes, le manque de stabilisateur rend la traversée un peu moins confortable. Cependant, ne durant moins d'1 heure 30, manœuvres comprises, on n'a pas le temps d'être malade. Cette traversée est également le meilleur moyen de se dépayser. Une demi-journée sur place et les traversées peuvent être un bon moyen de substitution pour celles et ceux qui n'ont pas le temps (et les moyens) de prendre 15 jours de vacances en Corse par exemple. Le Spirit of Britain. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi. Nos yeux sont attirés par le géant du port: le Spirit of Britain. Il vient de cesser ses rotations pour se diriger à Falmouth, pour son premier arrêt technique. Le ciel chargé commence à laisser passer quelques rayons de soleil alors que le Commandant du navire joue de ses propulseurs pour accoster. Débarquement à Douvres. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi. Rapidement les opérations de déchargement sont effectuées, aussi bien pour les voitures et les piétons (une passerelle pour les piétons est abaissée).
Port de Douvres. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi. La petite ville de Douvres est assez animée ce 28 décembre. Une bonne ambiance y règne, le centre-ville et ses rues piétonnes sont très agréables. Les quelques heures que vous aurez sur place vous obligent également à vous promener sur les falaises de Douvres, tombant à pic dans la mer, et offrant une magnifique vue sur le ballet incessant des ferries entrant, déchargeant, chargeant et sortant du port. Port de Douvres. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi. Quelques heures plus tard, nous reprenons le chemin du terminal de Douvres. Les formalités douanières y sont un peu plus importantes qu'en France, mais nous embarquons (rapidement) de nouveau à bord du Pride of Kent. Embarquement piétons. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi. La ligne Calais/Douvres devrait voir l'arrivée du Norman Spirit (pour DFDS/LD Lines cette fois-ci) la semaine prochaine, et ce alors que P&O Ferries vient de compléter sa flotte sur la ligne avec l'arrivée du deuxième et dernier ferry de la "Spirit classe". Un indicateur de l’intérêt des ports de chaque côté de la Manche, malgré la faillite de Seafrance.
Les deux ports se développent également dans l'avenir, avec chacun une prévision d'agrandissement, même si les travaux n'ont pas encore commencé. "The Brasserie". © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi. Le Pride of Kent est un beau navire. Les espaces sont bien pensés, grands et agréables. Ils permettent une circulation assez simple, que l'on intègre rapidement. La boutique, placée au centre du ferry est immanquable et occupe une bonne partie du pont. On y trouve parfums, alcools, cigarettes, ... aux tarifs plus ou moins intéressants. Il est bien connu que les ventes du bord sont une source non-négligeable de profits pour les compagnies en général, y compris pour P&O Ferries.
Tester un Fish & Chips du bord semblait inévitable. Bien plus cher qu'en Angleterre, il était cependant d'excellente qualité. La boutique. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi. Il est un peu plus de 20 heures lorsque nous sortons du terminal ferries de Calais. La journée en Angleterre s'est avérée assez fatigante, entre marche, formalités aux frontières, ballade, train ...
Comptez 16 euros pour un passager piéton aller/retour entre Calais et Douvres avec P&O Ferries. Pour plus d'informations, visitez le site internet de la compagnie où sont régulièrement proposées des offres spéciales. Eclairage du terminal de Calais. © PassengerShips.fr, Bruno Jonathan-Debernardi. Notes: Nourriture (rapport qualité/prix): ③/⑤ > Très bonne qualité, surtout pour un navire qui fait la "navette", mais assez chère. Propreté: ④/⑤ > Navire bien entretenu Équipage/accueil: ③/⑤ > Personnel assez effacé, mais tout de même professionnel Expérience/intérêt de la ligne et des ports: ④/⑤ > Les ports ne sont pas très beaux (encore que celui de Douvres par certains aspects est agréable), le temps n'est pas forcement parfait, mais l'avantage du nombre de ferries à prendre en photos et la qualité des installations et de l'organisation portuaires valent le détour. Nombre des installations: ④/⑤ > Bien équipé pour la restauration, alors que les divertissements ne sont pas nécessaires pour une courte traversée (la promenade dans le navire et un siège suffisent amplement). Qualité des installations: ③/⑤ > Simple, bien pensée, circulation fluide. Navire: ③/⑤ > Transformation réussie intérieurement, mais pas très réussie extérieurement. Le manque de stabilisateur rend la traversée un peu moins agréable. Durée de la traversée: ④/⑤ > 1 heures 30, temps de traversée très rapide (qui pourrait être bien sûr plus rapide, mais pas forcement nécessaire).
Moyenne: 3,5 / 5
Nous remercions les personnes se rapprochant plus ou moins de ce reportage, et plus particulièrement Julien C. et P&O Ferries (Chris L. ainsi que Michelle U.)
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